FRONTIERE : UNE ZONE D'ECHANGES OU DE CONFRONTATION ?

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Date de l'événement : 

Vendredi 28 octobre 2016 - 17:30
FRONTIERE : UNE ZONE D'ECHANGES OU DE CONFRONTATION ?

LES AMIS DU PRIEURE

Vous invitent à participer au colloque sur :

FRONTIERE : Une zone d'échanges ou de confrontation ?

Le vendredi 28 octobre 2016 à 19 h 30 au Prieuré de Saint-Marceau

Buffet dinatoire pour prolonger la réflexion avec les intervenants.
Inscription vivement souhaitée.

ASSOCIATION INTERNATIONALE DROIT, ETHIQUE & SCIENCE
LES ENTRETIENS de BEAUMONT sur SARTHE
Le DIALOGUE des CONVICTIONS

Objectif
Notre monde dispose aujourd’hui d’outils techniques qui facilitent la circulation des informations et des personnes. Toutefois, « le monde global » n’est pas, pour autant, un village paisible où la compréhension entre les hommes et la culture de la paix se trouvent naturellement renforcées ; il crée même de nouveaux risques et situations de conflit tout en favorisant une compétition économique sans merci. En outre, renforcées par la puissance des media, nos actions s’inscrivent souvent dans une immédiateté superficielle qui, négligeant l’apport de l’histoire à la compréhension du présent, prive les hommes de la possibilité de contribuer intelligemment à leur futur.
Comment, dans ces conditions, mener une réflexion, détachée du court terme, et permettre une analyse approfondie des nouvelles situations qui transforment notre monde ?
Fondés sur le principe de « la dynamique des contradictions », ou du moins des différences de points de vue, Les entretiens de BEAUMONT visent à valoriser un dialogue argumenté reposant sur des convictions fortes et sur le savoir et l’expérience.
Ils ont aussi pour but d’engager un dialogue entre ces « militants du dialogue » et les hommes et femmes de cette région pour construire une hospitalité d’échanges. Tel est le but de l’étape « les entretiens de Beaumont au prieuré Saint Julien ».

Pédagogie du dialogue
Les Entretiens rassemblent quatre personnalités, aux disciplines et aux parcours différents mais reconnues pour leur analyse et leurs convictions sur la question en débat. Elles sont accueillies pendant quatre demi- journées dans un lieu d’hospitalité favorisant la rencontre et le dialogue. Préalablement à chaque entretien, les intervenants (à l’exception du « candide ») échangent leurs argumentaires de sorte que chacun d’eux serve de fil conducteur à l’une des trois premières sessions. La quatrième personnalité jouera le rôle de candide et sera en charge de la session de synthèse.
A l’issue des trois premières sessions (jour 1), les entretiens se déplacent au prieuré Saint Julien pour s’élargir, dans le cadre d’un débat ouvert (soirée du jour 1) à un public d’hommes et de femmes (de la région) venant confronter leurs savoirs et expériences avec les « pèlerins de Beaumont ».
Une dernière session (matinée du jour 2) conduit, à partir des deux débats, à proposer une synthèse et à ouvrir les pistes d’une réflexion sur ce qui est susceptible de contribuer à l’élaboration d’ « un nouveau contrat social ». Les entretiens font l’objet d’une publication.

Organisateurs
Association internationale droit, éthique et science
Association Les Amis du Prieuré Saint Julien
Commission nationale française pour l’UNESCO

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ENTRETIENS des 28 et 29 octobre 2016

LA FRONTIERE UNE ZONE d'ECHANGES ou de CONFRONTATIONS ?

La représentation que nous nous faisons d’une frontière est celle d’une ligne de séparation à laquelle sont associées des fonctions de contrôle, expressions d’une souveraineté nationale qui semblent garantir la protection d’une identité. La frontière westphalienne, telle qu’elle se présente à nous, est cependant soumise à de nombreux changements. Dans un monde globalisé, la gestion des flux de marchandises, de capitaux et d’information semble faire fi des limites et semble signifier la « fin des territoires » pour reprendre l’expression du politologue Bertrand Badie. Les changements sont également considérables en Europe où les Institutions européennes ont encouragé, pour faciliter la libre circulation, la réduction des obstacles aux frontières et la coopération transfrontalière entre collectivités locales et régionales. Pourtant, l’idée d’une frontière comme objet de protection et de régulation s’est à nouveau imposée rapidement en Europe ces deux dernières années, alors que le régime de la frontière de cette région faisait exception par rapport à d’autres régions du monde.

En y regardant de plus près, les enjeux liés aux frontières n’ont jamais disparu de la scène internationale. Si l’idée d’un monde sans frontières a marqué les esprits dans les années 1990, dans le prolongement du démantèlement du Mur de Berlin et de la disparition du Rideau de fer, dès les années 2000, la sécurité nationale s’est à nouveau imposée comme un thème majeur en Amérique du Nord et dans le monde. Identifier l’évolution des idéologies permet ainsi de mieux comprendre les cadres de l’action politique.

Par ailleurs, la carte du monde et celle de l’Europe tout particulièrement n’ont cessé d’être bouleversées. Toute création d’Etat se traduit par la production de frontières et cette dernière n’a jamais cessé comme le rappelle Michel Foucher dans ‘l’obsession des frontières’ (2008). Plus récemment, en Europe, la réactivation des contrôles aux frontières est présentée dans les médias et par certains partis politiques comme une réponse à la question des réfugiés et des migrations.
Dans ce contexte, réinterroger la frontière, en tant que dispositif de confrontation à l’altérité, qui favorise à la fois une construction des identités et qui permet une mise en relation, mérite indéniablement d’être réinterrogée. Il s’agit à la fois de comprendre la genèse de la frontière en tant que limite de souveraineté, les effets de sa présence sur les sociétés et les territoires, les conditions et les conséquences de ses transformations.

La vision que nous souhaitons apporter ici est celle d’un géographe qui cherche à donner quelques clés pour comprendre l’organisation et les changements de notre monde et qui considère que l’espace est le résultat d’un jeu de confrontation entre des acteurs sociaux et politiques.
Bernard Reitel

La Frontière en mutation
pr_bernard_reitel.pngPr Bernard REITEL, professeur des universités en géographie, directeur du laboratoire DYRT, UFR d'Histoire et géographie (Arras)
Géographe de formation, titulaire d’une thèse en géographie des transports (Université de Strasbourg), Bernard Reitel s’est spécialisé en géographie politique et urbaine. Ses travaux portent sur l’analyse des enjeux d’aménagements urbains et les systèmes de gouvernance dans des villes en situation de frontière en Europe. Dans ce cadre, il cherche à comprendre quel sens et quelle identité les pouvoirs publics souhaitent donner à l’espace urbain à travers leurs projets en prenant en compte le jeu des acteurs, principalement les pouvoirs publics, selon une approche multi-scalaire. Dans ce contexte, il a été amené à interroger les systèmes nationaux d’aménagement dans un contexte d’intégration européenne, ce qui l’a conduit à travailler sur l’évolution de la coopération transfrontalière au sein de l’Union européenne. La frontière est considérée comme un objet géopolitique qui induit à la fois des rapports de force et des articulations.

Frontière et migrations
catherine_withol_de_wenden.pngCatherine WITHOL de WENDEN, Directrice de recherche, CNRS
Commissaire générale de l'exposition « Frontière », Musée de l'histoire de l'immigration, Paris
Catherine de Wenden est docteur en science politique de Sciences Po.
Elle a été consultante pour divers organismes dont l’OCDE, la Commission européenne, le HCR, le Conseil de l’Europe. Depuis 2002, elle préside le Comité de recherche "Migrations" de l'Association internationale de sociologie. Elle est membre de la Commission nationale de déontologie de la sécurité entre 2003 et 2011. Elle est également membre du comité de rédaction des revues Hommes et migrations, Migrations société et Esprit.
Juriste et politiste elle a mené de nombreuses enquêtes de terrain sur les relations entre les migrations et la politique en France. Ses recherches comparatives portent sur les flux, les politiques migratoires et la citoyenneté en Europe et dans le monde.

Israël : une société multiculturelle sans multiculturalisme alain_dieckhoff.png
Alain DIECKHOFF, Directeur du CERI, directeur de recherche au CNRS (sous réserve)
Alain Dieckhoff est directeur de recherche au CNRS. Il est diplômé de l'université Paris-10 Nanterre et de Sciences Po. Il a obtenu son doctorat en sociologie politique à l'université Paris-10 Nanterre. Son champ de recherche principal porte sur la politique, la société contemporaine et les transformations de l’Etat en Israël. Il travaille également sur les mutations du nationalisme contemporain.
Il enseigne à Sciences Po, aussi bien au Collège universitaire qu'en master (Ecole doctorale, PSIA). Il est membre du conseil scientifique des revues Politique et sociétés, Maghreb-Machrek, Questions internationales,Israel Studies et membre du comité de rédaction de Critique internationale.

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